La fin d'un cycle đ«
Le chaos de cette fin 2025 promet une annĂ©e 2026 plus apaisĂ©e âš
Oh, tiens, une revenante !
Trois semaines que jâessaie dâĂ©crire cette newsletter sans succĂšs. Pourtant, jâai des choses Ă dire⊠mieux vaut tard que jamais. đ
Je comptais vous Ă©crire en dĂ©cembre, mais ça nâa pas Ă©tĂ© possible ! On va donc oublier quâon est dĂ©jĂ mi-janvier et je vais raconter ce qui Ă©tait prĂ©vu.
Quand je repense Ă ma derniĂšre newsletter (datant de dĂ©but novembre, oups) pleine dâenthousiasme et de bonne humeur Ă lâidĂ©e de participer au challenge Motriarcat, ça me fait sourire. Comment dire ? đ
Le quatuor septembre-octobre-novembre-dĂ©cembre mâa rĂ©servĂ© bien des surprises !
Bilan Motriarcat đ§ââïž
Jâai dĂ©marrĂ© Motriarcat, le challenge dâĂ©criture organisĂ© par mon amie Olivia Gometz, sur les chapeaux de roue. On va pas se mentir, jâĂ©tais dĂ©jĂ Ă©puisĂ©e le jour 1, et pour cause : je mâĂ©tais donnĂ©e Ă fond pour terminer le tome 2 de ma romance historique, Noces đ. En temps normal, je prends une pause entre deux projets⊠mais, challenge oblige, je nâai pas pu me lâaccorder.
Jâai commencĂ© le tome 3 de Passeurs de RĂȘves, ma saga de fantasy academia, beaucoup trop Ă fond : jâai tapĂ© des modes dragons presque tous les jours de la premiĂšre semaine ! Le mode dragon, câest accomplir 2 fois son objectif quotidien. Je nâĂ©tais absolument pas obligĂ©e, mais je me suis mis la pression toute seule, pour faire avancer mon Ă©quipe. CâĂ©tait stupide⊠et une erreur fatale.
Mon objectif Ă©tait de 1400 mots par jour environ. Un objectif viable, mais pas si facile que ça, compte tenu que jâavais obtenu un 2e job salariĂ© dĂ©but novembre, ce qui montait mes heures de travail Ă 33H/ semaine. Vous lâavez dans le mille : jâai donc Ă©crit 2800 mots plusieurs fois dans la semaine, ce qui fait quâau bout de quatre jours de challenge, jâavais dĂ©jĂ atteint la moitiĂ© de mon objectif total (20 000 mots).
RĂ©sultat : le vendredi de la premiĂšre semaine du challenge, jâĂ©tais complĂštement H.S. Le samedi, jâai pleurĂ© pendant des heures, sans aucune raison, et le simple fait de me mettre devant mon ordi mâangoissait.
Jâai donc envoyĂ© un message Ă mes copines dans notre groupe WhatsApp, et Olivia et Charly (ma cheffe dâĂ©quipe, celle du coven des NĂ©cromanciennes) ont Ă©tĂ© claires : je ne devais pas continuer Ă mâĂ©puiser. Olivia a proposĂ© de me transfĂ©rer dĂšs le lundi suivant chez les SorciĂšres du Chaos (un groupe Ă part des covens, qui participent Ă lâaventure sans que leurs rĂ©sultats impactent autant le challenge). Elle mâa aussi proposĂ© de baisser mon objectif journalier, qui est devenu 700 mots par jour. Jâai donc pris mon week-end tranquille et jâai dĂ©barquĂ© dans le Chaos pour la 2e semaine de dĂ©fi.
HonnĂȘtement, ça mâa libĂ©rĂ©e. CâĂ©tait la meilleure dĂ©cision. Jâai senti un soulagement immense ! Et compte tenu que jâai beaucoup moins Ă©crit la deuxiĂšme semaine parce que jâavais le travail, des Ă©vĂ©nements de famille et un concert, au moins je nâai pas culpabilisĂ©.
Jâai donc un peu dĂ©sertĂ© le challenge pour ma santĂ© mentale⊠et la suite mâa prouvĂ© que jâavais bien fait.
Bilan novembre / dĂ©cembre đ
Lâennui, câest que ce sentiment dâĂ©puisement a continuĂ© les semaines suivantes, alors mĂȘme que jâavais ralenti sur lâĂ©criture. Jusquâau 2 dĂ©cembre, jour fatidique oĂč jâai explosĂ© en plein vol, et oĂč jâai fini chez le mĂ©decin⊠qui mâa prescrit un arrĂȘt de travail pendant 10 jours.
JâĂ©tais donc obligĂ©e de ne plus travailler.
Ce nâest clairement pas la premiĂšre fois que je frĂŽle le burn out, et lâavantage, câest que jâai bien retenu la leçon : y a plus de culpabilitĂ© qui tienne, je dois me reposer, dormir, et câest tout.
De toute façon, je nâarrivais plus Ă Ă©crire.
Câest lĂ que je me suis dit : âok câest chaudâ. Jâai pris mon arrĂȘt trĂšs au sĂ©rieux et je me suis re-po-sĂ©e. Jâai repris le travail pour une semaine, puis jâai eu les vacances scolaires. Avec les fĂȘtes en plus, je nâai rien fait dâautre que chiller et profiter de mes proches - et lire, beaucoup lire !
Cet arrĂȘt mâa permis de respirer, de ralentir, et surtout, de mâaccorder du temps pour un tas dâautres choses que jâaime faire : marcher en forĂȘt, dessiner, lire, et mĂȘme chanter et danser ! Jâai pris la dĂ©cision de rĂ©viser mon emploi du temps et dâincorporer toutes ces activitĂ©s.
Par ailleurs, jâai dĂ©cidĂ© d'arrĂȘter mon 2e job salariĂ©, celui acquis en novembre. Parce que non, Mally, 4 jobs, ce nâest pas possible, mĂȘme pour lâargent. Ma santĂ© nâa pas de prix.
Car oui, jâen Ă©tais lĂ :
mon CDII Ă 26H
un 2e poste dans une asso pour des cours particuliers et de lâaide aux devoirs
de la correction
mon activitĂ© dâautrice, accessoirement
En novembre, ça a donnĂ© quelques semaines Ă 45h/50h et jâai pas tenu le mois.
Cette dĂ©cision (de supprimer 1 poste sur les 4) mâa Ă©normĂ©ment soulagĂ©e ! Je me fĂ©licite chaque jour dâavoir osĂ© dire STOP.
Si novembre a Ă©tĂ© full travail, au point que je nâavais presque plus de vie, dĂ©cembre a Ă©tĂ© full repos / vie perso / slow life. Lâun dans lâautre, ça sâĂ©quilibre đ
Mon but ? Faire de 2026 un JUSTE équilibre entre les deux, au quotidien !
Perspectives de ce 1e semestre đ
A ce jour, je nâai toujours pas repris lâĂ©criture de Passeurs de RĂȘves, mis en pause Ă environ 20 000 mots sur le projet.
MAIS.
Mais, le 2 janvier, dans un cafĂ© avec une partie de la team des Toulousaines (Perrine Bonavita et Sarah Abassi), jâai doucement repris lâĂ©criture⊠sur un autre projet, plus chill, moins Ă©nergivore, moins complexe, juste histoire de remettre un pied Ă lâĂ©trier aprĂšs 5 semaines de pause.
Et ça mâa fait le plus grand bien.
Le fait de mây remettre Ă lâextĂ©rieur de chez moi, entourĂ©e de copines, mâa beaucoup aidĂ©e. RĂ©sultat, lâenvie est revenue, sans stress, sans aucun enjeu ! Depuis, jâai dâailleurs un problĂšme (qui nâest absolument pas nouveau et qui revient de façon cyclique) : je suis TROP inspirĂ©e pour le temps que je peux dĂ©dier Ă lâĂ©criture, je suis donc SUPER frustrĂ©e đđ
On est le 15 janvier et jâai tranquillement Ă©crit 5 chapitres, avec un immense plaisir, sans jamais forcer aucune sĂ©ance. âš
Bien sĂ»r, ça ne veut pas dire que ça sera toujours comme ça (je sais que non), mais jâen profite pour avancer sereinement, entourĂ©e de bougies en hurlant sur ma playlist, sans aucune considĂ©ration pour le voisin (qui me le rend bien - je dirais mĂȘme que câest lui qui a commencĂ© !) đ¶
Le plan, qui est susceptible de changer, mais que je suis tant que câest ok : terminer ce petit projet, un roman court (50 000 mots OUI VOUS AVEZ BIEN LU), avant de me replonger dans Passeurs de RĂȘves⊠pendant les vacances de fĂ©vrier !
Car sur ces deux semaines, je pourrais me remettre complĂštement dedans, sans avoir Ă surveiller lâheure car je dois rejoindre mon poste salariĂ©. Ainsi, je pourrais ENFIN construire ce fameux plan de roman que je galĂšre Ă façonner depuis cet Ă©tĂ© - et qui mâa aussi empĂȘchĂ©e dâavancer puisque je ne peux pas me permettre dây aller Ă lâaveugle sur ce tome 3, bien dense et bien complexe.
Jâai besoin dâĂȘtre complĂštement dans ma bulle pendant plusieurs heures, voire dizaines dâheures, pour rĂ©flĂ©chir Ă la meilleure façon de conclure ce cycle 1. Il me faut donc assez de temps pour pouvoir me poser aussi longtemps plusieurs fois de suite !
Rien que pour ça, je suis contente dâavoir les vacances scolaires.
Jâen aurais ensuite jusquâĂ lâĂ©tĂ© pour lâĂ©crire, entre juin et juillet !
Mais, encore une fois, je me fais pas trop de plans sur la comĂšte⊠ces 4 derniers mois mâont prouvĂ© que ça sert Ă rien de trop se projeter đ
2025, la fin dâun cycle âČ
Et je ne parle pas de Passeurs de RĂȘves (mĂȘme si ça aurait Ă©tĂ© reprĂ©sentatif).
La fin de lâannĂ©e a Ă©tĂ© trĂšs symbolique pour moi. Une boucle sâest bouclĂ©e, celle de 2021-2025. Câest un ressenti trĂšs personnel, mais que partagent quelques personnes avec qui jâen ai parlĂ©.
A mes yeux, ce qui est resté en 2026 des années précédentes est voué à rester un moment encore.
Et ce qui est parti, a été perdu ou détruit, clÎture ce cycle de 4 ans.
En tout cas, contrairement Ă ce quâon pourrait penser compte tenu de ce que jâai racontĂ© du quatuor septembre-octobre-novembre-dĂ©cembre, je dĂ©marre cette annĂ©e au top niveau santĂ© mentale.
Je ne me suis jamais sentie aussi bien dans ma vie, dans ma tĂȘte. Aussi apaisĂ©e et alignĂ©e avec moi-mĂȘme, heureuse de me lever le matin et en ayant la sensation que ma vie a du sens, avec des projets qui me motivent et un entourage exceptionnel.
En 2025 jâai jetĂ© les poubelles pour que 2026 soit plus belle đ
(Me remerciez pas pour cette grande poĂ©sie, je vous ai dit que jâĂ©tais au top de lâinspiration)
Je vous souhaite donc, du fond du cĆur, de ressentir ce que je ressens đ
Comme on est encore en janvier, je peux encore vous souhaiter une belle et heureuse annĂ©e 2026 đ„


